Faire le bien et bien le faire

Mise en oeuvre des projets

Afin de mener le projet à bien et dans l’espoir que les populations se l’approprient totalement et participent au développement durable de leur communauté, l’association a adopté la procédure décrite ici.  Plusieurs membres de l’association sont présents tout au long du processus.

Inscription du projet dans le Plan Local de Développement et dans le Plan d’Investissement Local

La première chose à faire est de s’assurer que l’activité de maraîchage envisagée soit bien inscrite dans le PLD (Plan Local de Développement) et dans le PIL (Plan d’Investissement Local) au niveau de la communauté rurale.
Il faut aussi s’assurer que le terrain choisi par le village est bien destiné au maraîchage dans le plan de secteur et qu’il n’appartient pas à une famille mais bien au village.

Il faut donc impérativement rencontrer le président de la communauté Rurale (PCR) à laquelle appartient le village, le Président du Conseil Régional et son conseiller technique, le directeur de l’Agence Régionale de Développement (ARD), qui chapeaute les communautés rurales et est en possession du PLD et du PIL.

Le Gouverneur de la Région de Ziguinchor ainsi que les Préfets et sous-préfets sont aussi informés régulièrement des activités de l’association et de l’évolution du projet.

Information et implication des populations et des autorités locales et régionales

L’association va au devant des populations et organise des réunions d’information à différents niveaux, dans le but d’obtenir la participation active de la population au projet.

  • Réunions avec les autorités (les sages) du village
  • Réunions avec les Groupements de Promotion Féminine (GPF) et les groupements de jeunes
  • Réunions plus larges avec tous les villageois en général
  • Mise en place d’un comité de gestion villageois ou d’une association villageoise, ou d’un Groupement d’Intérêt Economique (G.I.E.), au choix des participants, afin de les impliquer dans la mise en œuvre du projet. Ce point est particulièrement important pour assurer la réussite du projet et sa pérennité

Mise en place d’un périmètre maraîcher de 2 hectares

  • Défrichage et déssouchage du terrain par les populations.
  • Fonçage d’un puits moderne par une équipe de puisatiers choisie par le Comité de Gestion mis en place.
  • Forage et installation d’une pompe par un entrepreneur local. La pompe est une pompe manuelle de type « Erobon » fabriquée par un artisan local.
  • Piquetage du périmètre et montage de la clôture par les groupements de jeunes du village. L’association achète du fil galvanisé à Dakar. Ce fil est tissé en grillage par un artisan local. Le piquetage est effectué sous le contrôle des techniciens et ingénieurs de l’ARD. Les piquets sont ancrés dans le sol avec du ciment.
  • Le grillage est ensuite monté et tendu sur les piquets par les jeunes du village sous la direction du technicien de l’ARD.
  • Formation de minimum deux villageois à l’entretien du puits, de la pompe et de la clôture.

Mise en place d’un système d’irrigation

  • Construction de bassins d’irrigation
  • Achat d’une pompe motorisée
  • Mise en place d‘un système d’irrigation (tuyaux et robinets)
  • Formation de minimum deux villageois à l’utilisation et l’entretien du système d’irrigation.

Formation des villageois aux techniques de maraîchage, de gestion d’un bloc maraîcher et d’hygiène alimentaire.

  • Organisation d’un atelier de formation en maraîchage de 2 jours
  • Formation continue sur le terrain par les techniciens horticoles pendant 8 mois.
  • Organisation d’un atelier de formation en gestion de 2 jours
  • Organisation d’un atelier de formation en hygiène alimentaire et santé de 2 jours.
  • Planification des récoltes et mise en place d’un circuit de vente

Exploitation des périmètres maraîchers

  • Achat de matériel et d’équipement tels : semences, cordeau, plantoirs, arrosoirs, pelles, rateaux, binettes, pioches, brouettes, cageots.
  • Préparation du sol, mise en place des pépinières, repiquage et arrosage, par les villageois, sous la supervision du technicien qui assure le suivi en continu.
  • Récolte et vente des produits.

Evaluation de l’activité

A ce stade l’association procédera à une évaluation du projet sur le terrain.

Elle s’assurera que l’équipement et le matériel sont bien entretenus par les villageois : état du puits, de la pompe, de la clôture et du matériel d’exploitation.

Ensuite, elle s’assurera que les méthodes de culture ainsi que la gestion des ventes et des bénéfices ont bien été assimilées par les villageois.