Situation géographique
Le Sénégal se situe en Afrique de l’Ouest, au sud de la Mauritanie, à l’ouest du Mali, au nord de la Guinée Bissau et en bordure de l’Océan Atlantique.
La Casamance naturelle:
Confinée entre la République de Gambie au Nord et la République de Guinée Bissau au Sud, la Casamance accède difficilement au centre et au nord du Sénégal. La région, qui recèle d’énormes potentialités humaines et économiques, souffre d’une insuffisance d’infrastructures routières et d’équipements. Les nombreuses îles qui perlent la région sont littéralement coupées du continent.
La Casamance est traversée dans toute sa longueur par le fleuve Casamance. Ce fleuve est caractérisé par ses nombreux affluents et bolongs, un estuaire qui se prolonge presque jusque Ziguinchor, et surtout par sa grande salinité.
Administration
La Casamance naturelle se situe au sud du Sénégal, en zone subguinéenne. Elle est constituée de 4 départements : Bignona, Oussouye, Ziguinchor et Sédhiou, de 13 arrondissements, de 46 communautés rurales et de (802) villages.
Population
La population de la Casamance se caractérise par une grande diversité ethnique. Plus de la moitié de la population est constituée par l’ethnie diola (61%), vient ensuite le groupe mandingue à égalité avec les poulars (9%), suivis des wolofs, manjaques, mancagnes, balantes et sérères.
La répartition des sexes est en équilibre. La répartition selon les grands groupes d’âge confirme la jeunesse de la population avec 57,42% en dessous de 20 ans.
Le taux d’accroissement de la population est actuellement de 2,6%.
L’Islam est la religion la plus pratiquée (74,48%), les chrétiens représentent 17,44%, et les animistes 7,67%.
Climat
Le climat de type tropical, subguinéen se caractérise par une longue saison sèche d’octobre à juin et une saison des pluies de juillet à septembre.
La Casamance est une région chaude et humide qui peut recevoir en moyenne 1200 mm de pluie par an.
On y distingue 3 zones :
- la zone nord qui correspond à une partie du département de Bignona, et au département de Sédhiou ; c’est la zone la moins arrosée avec un climat soudano-guinéen. On y trouve des sols ferrugineux ainsi que des sols ferralitiques sur lesquels pousse la savane boisée.
- la zone ouest qui regroupe une autre partie du département de Bignona et tout le département d’Oussouye : elle est bien arrosée pendant la saison des pluies et les sols hydromorphes rencontrés favorisent une végétation de mangroves.
- la zone sud-ouest qui correspond au département de Ziguinchor. On y trouve une forêt avec des espèces très variées, des fromagers et une multitude d’arbres fruitiers.
Hydrologie
Sur le plan hydrologique on peut noter une réserve considérable constituée de trois formations aquifères :
- la nappe phréatique du terminal continental et des alluvions quaternaires qui affleure à certains
- endroits (0-50 m).
- la nappe semi profonde (100-150m) du miocène
- la nappe profonde (300-500m) du maestrichtien.
La salinité des zones côtières, de la nappe superficielle des vallées, du fleuve Casamance et de ses affluents a été exacerbée par les années de sécheresse.
Economie
Dans le domaine de l’économie, le domaine productif est dominé par l’agriculture (60% de la population active). Il s’agit essentiellement d’une agriculture sous pluies ; elle est ainsi fortement influencée par les aléas climatiques.
Le faible niveau d’équipement des acteurs de la production agricole, la forme d’exploitation des terres, le faible niveau d’utilisation d’intrants et le manque d’infrastructures de conservation et de transformation font de cette agriculture une agriculture à caractère traditionnel. La culture de céréales est dominée par le riz. Cette culture est pratiquée dans les bas fonds. Les cultures de plateau sont essentiellement le mil, le maïs et le sorgho. La culture de l’arachide représente 25% des superficies en moyenne. Les plantations d’anacardiers se sont multipliées ainsi que la commercialisation des noix de cajou.
Les productions maraîchères prises globalement connaissent une hausse progressive, malgré un accès à l’eau particulièrement difficile et le manque d’infrastructures de base. De plus, ce secteur, malgré le dynamisme affiché, souffre d’un manque de professionnalisme des acteurs.
La baisse de la pluviométrie et l’intrusion de la langue salée dans les bas fonds ont conduit à une baisse progressive des superficies cultivables.
Les principales contraintes au développement de l’agriculture et du maraîchage sont :
- la baisse de fertilité des sols
- la dégradation des sols (salinisation, acidification, érosion, ensablement)
- le faible niveau d’équipement
- les difficultés de commercialisation des produits liées à l’insuffisance de moyens de conservation et de transformation
- la mauvaise tarification des produits (les prix sont parfois plus élevés chez le producteur que chez le revendeur au détail)
- l’état lamentable des infrastructures routières
- l’enclavement des zones de production
- le faible niveau des formations, entre autres en horticulture et en maraîchage
- le manque d’informations des acteurs locaux.
- etc…







